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Les principes en Permaculture

01/09/2017

Bonjour à tous,

Lors de ma dernière publication je vous ai parlé des principes de la Permaculture et de leur intérêt à nous guider dans nos actes quotidien. Nous allons donc aborder ces principes tout au long des prochaines newsletters en essayant d’y apporter des exemples concrets pour bien les comprendre et de fait, être en capacité de les utiliser au mieux.

Souvenez-vous, la Permaculture est une science de conception de systèmes humains, plus largement de paysages, permettant de produire de quoi répondre à nos besoins essentiels de façon productive, efficace et soutenable pour l’écosystème qui nous porte. Bien sûr cette description est très large mais elle suffit à comprendre que la Permaculture n’est pas, loin de là, qu’une technique de jardinage…

Entendons-nous bien, l’acquisition du dernier smartphone ou de la dernière paire de basket à la mode ne répond pas à un de nos besoins essentiels ;)

A la lecture de ces principes, nous pourrons constater qu’ils sont universels et que les moyens de les appliquer restent contextuels.
Et c’est bien là la difficulté car si le principe est bon, toutes les techniques ne seront pas forcément adaptées aux conditions rencontrées (lieu, temps, personnes…). Attention donc aux multiples vidéos et méthodes glanées sur le net !

Pour nous aider à concevoir nos systèmes, les Permaculteurs ont mis au point une boîte à outils complète et évolutive: le Design.

Mais nous verrons ça plus tard, je vous en parlerais à nouveau.

Nous nous appuierons sur les principes relevés par Bill Mollisson et David Holmgren, concepteurs de la Permaculture dans les années 70.

Bill Mollisson (BM) en a fait état de 9 alors que pour David Holmgren (DH), ils sont au nombre de12.

Tous sont importants et légitimes, et pour être complet je les citerais tous les deux au grès de mon propos.

On dénombre deux catégories: les principes éthiques et les principes conceptuels.

Les principes éthiques sont bien connus mais encore trop peu respectés car on imagine bien que si ça avait été le cas, le monde n’en serait pas là aujourd’hui:

Etre attentif à la Terre (les sols, les forêts et l’eau)
Etre attentif à l’humain (soi-même, ces proches et la communauté)
Partager équitablement (limiter la consommation, la reproduction et redistribuer les surplus)

Ces éthiques sont le fondement de nos pensées et présentes dans chacun de nos actes.


1er principe conceptuel

Observer et interagir
La beauté est dans les yeux de celui qui regarde.

Le premier principe de cette série mais aussi l’un, voire le premier principe que tout Permaculteur se devrait d’appliquer, « observer et interagir ».

Il s’agit là de prendre le temps d’observer pour comprendre ce qui se joue.

Nous nous appuyons sur une échelle d’intervention pour guider notre réflexion:

observation et compréhension systémique de la situation et si un problème est détecté alors:
- laisser faire la nature
- utilisation de solutions biologiques
- utilisation de solutions mécaniques
- utilisations de solutions chimiques

Bien sûr, le dernier échelon "utilisation de solutions chimiques" (ex. raticide ou insecticide) ne sera quasiment jamais choisi, mais vous l’aurez compris, tout est affaire de contexte.

L’observation, c'est aussi celle du fonctionnement des peuples anciens et plus récemment, de notre façon de concevoir les choses dans la période préindustrielle. Mais encore d’analyser ce que nos paysages sont devenus à l’heure de l’industrialisation et de la mécanisation massive !

Et nous pourrions en déduire ceci: au cours de nos moments de chasseurs-cueilleurs, la nature subvenait à nos besoins en nourriture, en énergie, en fibre et matériaux de construction. Et cela était d’autant plus facile pour elle que nous étions peu nombreux et elle exubérante !

Dés lors que nous sommes entré dans l’ère préindustrielle et compte tenu de l’augmentation de la population mondiale, c’est de l’apport constant et de plus en plus grand en travail humain qu’a dû dépendre notre production (esclavage des peuples et je ne parle pas seulement de se qu’a subit le peuple noir !).

Quant à l’ère industrielle, nous avons « remplacé » nos esclaves humains contre une mécanisation à outrance avide d’énergies fossiles.
Il faut plusieurs millions d’années pour qu’une nappe de matières organiques prise dans les couches de sédimentation se transforme en nappe de pétrole ! Cette ressource précieuse aurait dû donc être utilisée précieusement…

Je rajouterai que l’esclavage des peuples existe toujours, il a juste changé de visage, à certains endroits de la planète ce sont encore et toujours des hommes et à d’autres, de monstrueuses machines !

Beaucoup de notre vie repose également sur l’utilisation de haute technologie (tiens je pense à mon ordinateur…) alors qu’il serait tellement plus joyeux d’avoir conservé la connaissance pour faire soi-même (pas possible avec mon ordinateur !). D’où le fait de n‘utiliser que précieusement la haute technologie et les énergies fossiles.

Un enjeu colossal ne tardera pas à secouer nos habitudes de vie: réapprendre à se nourrir, à confectionner nos vêtements et à construire nos maisons !
Et oui, sans être particulièrement pessimiste, nous serons probablement dans les vingt ans à venir en difficulté d’approvisionnement de pétrole. C’est donc bien avant que nous devrons interagir ensemble et localement pour retrouver du bon sens et créer des petites communautés « à taille humaine » favorisant la résilience.

Pour cela il faudra développer notre sens de l'observation et retrouver notre esprit critique. Nous sommes tous puissants et souverains, nos actes de consommation témoignent de notre niveau de conscience et les choses changent...

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